Voici la seconde partie de l’article traitant des 30 choses qui ont changé dans ma vie depuis que je me suis intéressée au Minimalisme (et par extension le zéro déchet).

L’article aurait été tellement long normalement que j’ai décidé de le découper de cette manière pour rendre le tout plus agréable à lire.

C’est parti !

Faire la différence entre envie réelle, besoin et ennui
Daaaaaaaamn. C’est dur. Soudain, j’ai envie de quelque chose. Ok, soit. Pourquoi en ai-je envie ? Cette question, je ne me la posais pas avant. Je restais focalisée sur cette envie jusqu’à ce qu’elle soit assouvie. Elle était comme un caillou dans la chaussure tant qu’elle était en suspend. Parfois, on s’ennuie alors au lieu de passer du temps sans rien faire avec nous même, on va faire un petit tour dans le magasin le plus proche et on achète une nouveauté. Petite montée de joie. Je reviens à la maison et là, je me demande « mais pourquoi diantre ai-je donc acheté ça ? »… On connaît tous. Je suis sortie de ce cycle. C’est presque une manière de s’abrutir. Cela me permettait à chaque fois d’être distraite par quelque chose que je n’avais pas encore.

Apprendre à voyager léger
Je viens d’une famille où partir avec deux voitures en vacances même lorsqu’on est 3 est normal. Voyager léger est donc un concept qui ne m’était clairement pas familier. On a peur de manquer, c’est viscéral. Tout inconfort même minime peut devenir une affaire d’état. Je suis en phase de test. La première année je suis partie deux semaines avec une valise cabine mais tous les vêtements étaient dans des sacs de compression. Cette année je suis partie deux semaines avec cette fameuse valise cabine mais sans avoir recours aux sacs de compression. Comme je continue d’apprendre, j’avais en effet oublié de prendre avec moi une veste réellement chaude pour les nuits fraîches de l’été. La troisième année sera la bonne ?

Apprendre à voyager en France
Habiter en France c’est la chance d’avoir des paysages divers à seulement quelques heures de transports. Que ce soit grâce mes randonnées pédestres ou des petits weekends en dehors de Paris, je n’ai pas ressenti le besoin d’aller à l’étranger cette année. J’ai envie de retourner aux Etats-Unis, au Canada, découvrir l’Australie, le Japon et la Nouvelle-Zelande mais le besoin se fait moins pressant. J’ai hâte mais j’accepte l’idée que je ne ferais plus de voyages à l’étranger de manière régulière. J’ai découvert la Bretagne, Rouen, Reims, Marseille, un peu de côté d’Azur et je continue à apprécier chacun de mes moments dans le Médoc ainsi que mon passage annuel bordelais.

Se sentir bien dans ses baskets car alignée avec ses valeurs
Je n’ai pas foncé tête baissée dans le Minimalisme comme étant La Solution pour aller mieux dans ma vie. Me séparer d’une partie de mes possessions fut le déclencheur de quelque chose de plus grand. J’ai changé tout mon éco système. J’ai repris les choses en main. J’ai décidé de vivre plus en phase avec mes valeurs, ma personnalité, mes envies profondes et tout cela demande une remise en question douloureuse mais gratifiante. Les angoisses étaient là pour me montrer le chemin. Elles ont depuis longtemps essayé de me prévenir que j’essayais de rentrer dans un moule qui n’était pas le mien mais j’en avais peur au lieu de les écouter. Idem, je me sentais au bout de mon petit rouleau comme je dis souvent. Je n’allais pas dans le bon sens. Maintenant, j’essaye de vivre selon les principes qui me sont forts et j’apprends à me connaître grâce à des périodes de fortes introspections.

Prendre assez confiance en moi pour dire que je suis végétarienne
Je vous en avais déjà parlé dans un article sur Amavi car ma transition fut incroyablement longue. Comme pour tout, je ne fais pas partie des gens qui décident du jour au lendemain de changer radicalement. La gestation chez moi est très longue. Ma réflexion autour du végétarisme a débuté pendant mon adolescence mais n’a réussi à être accepté (par moi même) seulement cette année. Réussir à affirmer un choix et surtout un choix comme celui là qui amène (encore) des questions de la part des personnes autour, et vous empêche de passer inaperçu, c’est un obstacle qui m’a longtemps semblé dur à passer.

Comprendre que c’est un cheminement
Rome ne s’est pas faite en un jour. Je dirais même qu’elle continue sûrement d’évoluer avec sa population. Rien n’est figé. Tout est en perpétuel mouvement. Que ce soit mes relations aux gens, à moi même ou à mes projets. Cela il m’aura fallu du temps pour le comprendre. Mon cerveau marche beaucoup avec des images alors lorsque je commence à paniquer sur le futur je me réfère à l’image d’un potager. Je plante des graines et celles ci ont besoin d’être arrosées régulièrement et d’avoir de la lumière pour grandir sous terre. Tu dois continuer à les travailler même si tu n’en vois pas encore la pousse. C’est le plus dur. Penser de cette manière demande une sorte de foi en soi même et c’est un challenge lorsqu’on a toujours fait preuve d’un manque cruel de confiance en soi.

Envie de soutenir les gens qui changent les choses
Une fois que tu es plongé dans toute cette réflexion tu te rends compte que tu as envie de donner ton argent à des gens qui ont les mêmes valeurs que toi. Que ce soit pour la nourriture ou pour les vêtements, je me pose des questions. Je préfère prendre les légumes ou les fruits qui viennent de France, je préfère le lait végétal dont la production vient de France, je préfère choisir la marque Fempo pour mes culottes menstruelles plutôt que la marque anglaise Thinx. Je commence à faire des choix conscients.

Quand on fait les choses pour soi, les gens remarquent même sans le dire
Lorsqu’on découvre une nouvelle manière de penser ou de vivre qui nous fait du bien on a envie de le partager avec tout le monde (la preuve, j’ai ouvert un blog hahaha) mais on peut vite devenir la personne désagréable qui par ses conseils non sollicités fait preuve de beaucoup de jugements et que plus personne n’a envie d’écouter.

J’ai découvert que même lorsqu’on ne crie pas nos changements sur les toits, on peut avoir un impact positif sur notre entourage. Simplement évoquer nos changements personnels peut susciter de l’intérêt. Vous découvrirez quelques mois plus tard qu’une phrase, un geste, une réflexion les aura fait avancer sur leur propre cheminement.

Réévaluer les priorités
Que ce soit des priorités pour notre vie personnelle ou pour notre budget, il est important de régulièrement se demander où nous souhaitons mettre le curseur. Par exemple, ces derniers mois j’ai décidé que ma priorité serait mon bien-être mental. Mon budget se définit en réponse à cette priorité. Mon argent est mieux dépensé en séance de psy et cours de yoga plutôt en verre et shopping dans mon cas.

Faire de l’espace, ça libère vraiment
Se séparer des affaires qui traînent malgré une résistance liée à l’attachement sentimental (ou à la peur de manquer) entraîne malgré tout un grand sentiment de bien-être chez moi, comme le ferait un rituel pour se libérer de notre passé. On dit adieu à une partie de soit qui n’est plus en phase avec nous même. Ces affaires nous ont servi un jour mais maintenant elles ne font qu’encombrer. Ces objets seraient plus utiles utilisés plutôt qu’au fond de mon placard sans jamais voir la lumière du jour.

Choisir avec soin créé une forte valeur sentimentale à l’objet
Quand tu passes des heures et des heures à réfléchir sur l’objet que tu souhaites faire rentrer dans ta vie, tu t’y attaches. Tu t’es préparé à l’avoir dans ton quotidien. Cela ne veut pas dire que tu ne feras plus jamais d’erreur en achetant quelque chose mais en tout cas, tu limites l’achat coup de tête que tu regretteras plus tard.

De mon côté, je n’anticipe pas tout malgré tout. Par exemple je voulais un pull marin type Saint James depuis deux ans. Je ne le trouvais jamais de seconde main à ma taille, ou avec la couleur que je voulais, ou dans mon budget ou encore il manquait des boutons… Lors de mon dernier jour de CDD, après avoir dit au revoir à tout le monde, je décide de faire un tour dans une friperie à proximité. Ce que je n’aurai pas fait d’habitude. Le pull était là et m’attendait. Je n’ai pas essayé de comprendre. Je l’ai pris. Tout correspondait.

Offrir des expériences plutôt que des objets
Noël. Pot de départ. Anniversaire. Tant d’occasion d’offrir quelque chose. Bien sûr on pense à des cadeaux matériels. C’est une longue habitude, et j’y retombe encore ! Néanmoins, si une idée d’expérience me vient en tête, c’est celle-ci que je favoriserais.

[note: J’avais écris cet article avant d’acheter les cadeaux de noël. Finalement, je n’ai pas réussi à être zéro déchet du tout ! Je vous écrirais sûrement un article là dessus]

Je me sens mal à l’aise lorsqu’on m’offre un objet non souhaité
Sauf si le cadeau est bien précis, que j’en avais besoin ou très envie, il m’est déjà arrivé de me sentir mal à l’aise avec ce nouvel objet en ma possession que je n’ai pas demandé à avoir. Je sais que l’un des piliers du zéro déchet est de refuser, mais dans ce cas là je n’y arrive pas.

Et vous, ça vous parle ? Est-ce qu’il y a aussi des réflexions concernant votre mode de vie ou votre consommation qui vous pose question ?

Merci d’avoir pris le temps de lire tout ça,

A bientôt,

Sibylle

Publié par :Sibylle Roze

Designer graphique, créative en général, j'aime aussi écrire et prendre des photos. Le bien-être est un sujet qui me fait vibrer, et je souhaite montrer aux gens qu'ils ont le pouvoir de reprendre la main sur leur quotidien, petit à petit.

6 commentaires sur &Idquo;Minimalisme #4: 30 choses qui ont changé dans ma vie [2/2]&rdquo

  1. C’est amusant parce qu’il y a pas mal des points que tu abordés ici qui me concerne depuis longtemps , avant même de me pencher moi aussi vers le minimalisme et le ZD ^^ comme voyager en France et léger ( Je trouve ça étrange de vouloir découvrir le plus de pays possible quand on ne connaît pas vraiment le nôtre ) , le fait d acheter par besoin et non par envie, ou encore le fait de ne pas m’encombrer , je dois être une minimaliste née inconsciemment lol , j ai tendance à ne racheter que par besoin ou pour remplacer ^^ de ce côté le changement c’est pour moi de chercher des pièces éthiques et/ ou vegan, le plus local et slow possible ^^

    En revanche , oui depuis que je me suis penchée sur tout ça ( d’ailleurs jaime bien ta façon de le dire « par extansion » ) , je prends a coeur de soutenir des causes, des gens dont je n avais pas connaissance avant cette prise de conscience ! Et malheureusement, du domaine alimentaire je ne sais pas où me placer , je N ai jamais été ni amatrice ni grande consommatrice de viande , de lait , de cuir ou de fourrure mon seul péché animal c est le fromage , je l achete plus  » raisonnablement  » maintenant mais rien à faire j’en reste fan 🙄

    En tout cas merci pour ce chouette article que j’ai pris plaisir à lire devant un café ^^ et pardon pour ce pavé!

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    1. Coucou Mélissa !

      Ne t’excuse pas pour le pavé, voyons ! Ca me rend heureuse que tu le lises en buvant ton café, c’est exactement comme ça que j’imagine l’expérience de ce blog 😀
      On est vraiment très différentes, c’est cool ! Je ne sais pas si tu es née comme une petite minimaliste à en devenir, mais tu vas dû recevoir une éducation qui t’inculquait ces valeurs j’imagine ? Parce que de mon côté, j’ai vraiment eu l’impression de recevoir le message suivant de manière inconscient : « consommer même lorsque tu n’en as ni besoin ni spécialement envie, c’est signe d’une bonne santé financière » et ça me rassurait. Ces montagnes d’objets me rassuraient. La peur du vide, de manquer, etc ! C’est super que tu sois partie « sur de bonnes bases ».

      Bonne journée à toi et merci pour tes commentaires ❤

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      1. Ahah et bien je repasse par ici , mais cette fois ci devant mon thé du soir ^^
        Concernant le minimalisme non justement ma maman est plutôt tout le contraire dépensiere, dans la surconsommation totale alors du coup énigme totale 😂
        Je crois qu’au fond je n’ai jamais vraiment attaché d’importance aux choses matérielles, mon seul défaut c’était de garder bien trop de choses  » au cas où  »
        Et c’est rigolo parCe que je reviens sur cet article après une semaine de tri intensif et total de mon appartement, attention pas le tri inutile qui consiste à jeter bêtement ! Celui qui consiste à vendre , donner, offrir bref donner une seconde vie aux choses et tu sais quoi ! Je me sens légère, heureuse ! Je n’ai gardé que ce qui m’est utile et indispensable , mon appart en ordre ma tête l’est bien plus aussi et j’ai l’impression que l’année 2019 commence enfin ! Sur de bonnes bases en plus !

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  2. Coucou 🙂
    Je ne sais plus si j’ai déjà commenté ici mais j’adore tes articles, car ce que tu écris me parle beaucoup et est très juste !
    Je suis plutôt minimaliste, moi aussi, et j’associe ça au zéro déchet et à l’écologie (par exemple je ne vais pas jeter mes objets sans autre forme de procès mais les donner, vendre, ou utiliser).
    Et je me reconnais pas mal dans ce que tu as écrit dans cet article 🙂
    À part pour la valise, car je ne suis pas du genre à avoir une énorme valise 😉
    A bientôt !

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    1. Salut toi ! 🙂

      Ahhh, comme j’aimerais naturellement savoir faire de petites valises ! Tout un apprentissage de mon côté, mais on y arrive !

      Merci pour tes commentaires, je suis très heureuse que mes articles te parlent ❤

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